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L'écho des mots de Sandra Coutoux

Dernière mise à jour : 1 mai 2021

Le "Journal d'une femme-papillon", de puissantes réflexions sur la métamorphose féminine.


Vous le savez, ici, j'aime parler de ma résonance intime avec le monde. Ce livre a été d'un écho si fort que j'ai décidé de lui dédier cette publication. Une résonance MA-GIS-TRALE !

J'ai découvert ce joyau grâce à la publication d'une amie, que je considère comme une sœur de cœur, sur un réseau social. (Cette synchronicité me rend, d'ailleurs, heureuse d'avoir réussi à tisser une toile relationnelle aussi affinée sur ce site.)

Le titre m'a littéralement happée. J'ai eu l'impression qu'il parlait de MA vie. Je me suis entendue dire : "Mais c'est moi ça, je suis une femme-papillon !"


Associer le mot femme à celui de papillon me semble si évident en le lisant. L'énergie de la femme me paraît si puissante, qu'elle est, en effet, capable de plusieurs métamorphoses au cours d'une même existence. Se réinventer, déployer ses ailes, montrer ses couleurs et essaimer la vie et l'amour partout sur son passage, quoi qu'il arrive...





Un témoignage au cœur de l'intime sensorialité de l'être


Cet ouvrage écrit sous la forme d'un journal intime aux titres poétiques, décrit le quotidien de l’auteure à travers le prisme du ressenti. Son écriture est une parure de poésie et de métaphore qui sublime le banal. Chaque chapitre étant une perle qui, associée aux autres, crée un collier, non pas d’enfant docile, mais de femme exposant ouvertement ses précieuses nuances.

A la fois, éloge de la sororité et de la métamorphose, ce récit m'a plongée au cœur de ce qui a été, depuis toujours, une source de conflit intense en moi : mon rapport au monde ! La façon que j'ai de ressentir et de vivre les évènements m'a toujours fait penser que j'étais bizarre, pour ne pas dire folle. Je n'ai donc cessé de me cacher, me taire, me contorsionner et m'oublier pour ne pas déranger, quitte à souffrir en silence.

Ce témoignage, au cœur de l'intime sensorialité de l'être, est venu tel le bras d'une amie, se poser sur mon épaule et me dire : " Caroline, c'est fini, tu as le doit de ressentir ce que tu ressens, c'est ok, tu es normale, tu peux vivre comme cela." Si je l'avais lu plus tôt, j'aurai éviter de grands moments de solitude et d'interrogation quant à ma santé mentale ! Je crois que savoir comment d'autres personnes réagissent intimement aux évènements a fait s'effondrer tous mes doutes quant à ma propre façon d'entrer en résonance avec la vie.

Me sentir rassurée par une autre femme, qui pourrait être ma sœur, est ce que j'ai cherché depuis toujours ! Ce lien sororal, qui m'a échappé au tout début de ma vie (cf mon premier livre : La graine qui n'arrivait pas à germer), je l'ai ressenti à chaque phrase. En tournant les pages de ce journal intime, je rencontrais mon double, un miroir, une autre moi.


De toutes mes lectures, celle-ci est celle qui m'a fait me sentir le plus proche de l'écrivaine. Sa façon de décrire ses ressentis, sa vulnérabilité et l'intensité de ses émotions étaient autant d'échos réconfortants. Finalement, je n'étais plus la seule à réagir avec intensité et fantaisie à ce que la vie me proposait.

Je partage un des extraits qui m'a le plus touchée :


" Je repense à elles (les femmes de sa lignée) et je me dis qu'il y a toujours, dans une lignée, une femme rebelle, une femme qui n'accepte pas l'enfermement d'une destinée toute tracée. Cette femme, poussée par un impérieux besoin d'être elle-même, prend le risque de se tromper. Elle prend le risque d'être incomprise et jugée. Pour respirer loin des carcans étouffants imposés par la famille ou la société, elle décide d'explorer une nouvelle voie. La sienne. Elle choisit la liberté.

J'aime penser qu'une femme est une flamme qui danse dans la nuit. J'aime penser qu'il y a en chacune de nous une femme-papillon, légère et sauvage, guidée par ses désirs profonds. Une femme, qui en partageant la beauté de son être, change le monde d'un battement d'aile."


Un livre-compagnon


Je l'ai lu dans l'ordre, mais c'est un livre que l'on peut picorer. D'ailleurs, je ne le lâche plus. Posé sur ma table de chevet, il est devenu l'un de mes livres-compagnons, ceux qui font tellement de bien, qu'on veut les garder près de soi comme un refuge dans lequel on accourt pour se réconforter. J'ai d'ailleurs corné un bon nombres de pages pour y revenir plus facilement ;-)


Si vous souhaitez le découvrir, il est disponible sur toutes les plateformes de vente en ligne mais il est plus soutenant financièrement pour l'auteure de se le procurer sur le site de son éditeur à l'adresse suivante : https://www.bod.fr/librairie/journal-dune-femme-papillon-sandra-coutoux-9782322207541


Je vous souhaite un beau plongeon au cœur de l'intime.


Caroline.